Nous considérons un
échantillon d’une mousse métallique pris dans le noyau de celle-ci à travers le
codage obtenu à partir de la tomographie. Cette nouvelle mousse correspond en
termes de la théorie spectrale des graphes à un graphe simple muni de 66
sommets et de 90 arêtes. À partir de celui-ci nous construisons une matrice
d’adjacence de dimension 66x66. L’utilisation des paquets de la théorie des
graphes et de l’algèbre linéaire du logiciel Maple 15 permet de montrer
aisément que ce graphe n’est pas un arbre, n’est pas planaire et n’est pas
eulérien.
En effet la séquence des degrés des sommets permet de déterminer
qu’il existe plus de deux sommets dont le degré est impair alors que nous avons
un graphe connexe dont le nombre de clique est égal à trois. Le degré minimal
du graphe correspond à l’unité et s’explique par les extrémités de
l’échantillon. Quant au degré maximal, il est égal à 6, avec deux occurrences
et comme il existe encore deux autres cas de degré égal à cinq, nous en
déduisons que cette mousse métallique ne respecte pas la loi de Plateau. Le
filtrage de la séquence des degrés nous donne les valeurs suivantes : [[1,21],
[2,11], [3,5], [4,25], [5,2], [6,2]]. Le polynôme caractéristique de la matrice
d’adjacence associée à la mousse, est comme il se doit, de degré 66, avec des
coefficients non nuls pour les degrés de 10 à 66, excepté bien sûr au degré 65
qui correspond à la trace nulle de la matrice d’adjacence. La petite taille de
l’échantillon est sans doute la cause de la valeur élevée du degré du premier
coefficient non nul. Cette remarque explique l’existence de la valeur propre
zéro de multiplicité 10. Par contre, l’étude du spectre montre que toutes les
autres valeurs propres sont de multiplicité un. Et l’ensemble de celles-ci est
compris dans l’intervalle [-3.30, 3.64]. La distribution des points associés à
la suite croissante des valeurs propres, s’effectuent sur une droite avec une
légère divergence sur les extrémités, ce qui correspond à un écart type
relativement faible. L’étude des coefficients des plus hauts degrés du polynôme
caractéristique qui correspondent à χ = x66 – 90x64 –
6x63 + 3759x62 + 464x61 - … permet de montrer qu’il existe bien 90 arêtes dans
le graphe que nous retrouvons à partir de la formule a2 = - tr(A2) /2. En ce
qui concerne les circuits d’ordre trois nous avons : a3 = tr(A3) / 3. Et cela
nous permet de repérer deux triangles (au sens topologique) dans la mousse. Pour
les circuits d’ordre 4, nous obtenons bien 3759 occurrences que nous retrouvons
à partir de la formule :
a4 = - tr(A4) /4 – ½ tr(A2
/2).
À présent si nous considérons
la somme, s, des éléments au carré de la diagonale de la matrice d’adjacence au
carré, nous pouvons retrouver le nombre de carrés (au sens topologique) dans la
mousse via la formule suivante :(tr(A4) + tr(A2) – 2 s) / 8
Ainsi déterminons-nous 10
carrés dans la mousse initiale. Cette approche est généralisable et permet
d’étudier de manière efficace la topologie de la mousse étudiée.

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ΕΥΧΑΡΙΣΤΩ ΠΟΥ ΕΙΣΤΕ ΚΟΣΜΙΟΙ ΣΤΑ ΣΧΟΛΙΑ ΣΑΣ ΚΑΙ ΧΡΗΣΙΜΟΠΟΙΕΙΤΕ ΜΟΝΟ ΤΗΝ ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΓΛΩΣΣΑ ΚΑΙ ΓΡΑΦΗ